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La quatrime de couverture sur le
site de l'Žditeur :

ĒĒ On entendit soudain des aboiements. Ils Žtaient trs distincts, comme s'ils venaient non pas de la route qui menait au village, mais du lac ˆ c™tŽ de nous, ou d'une vallŽe derrire celle o nous nous trouvions, un des puits silencieux que dessinaient les pentes verticales. Ils paraissaient lugubres sous le ciel menaant.

  Serge eut l'air de les Žcouter. Ils s'arrtaient de temps ˆ autre, prolongŽs par leur Žcho plus faible, mais chaque fois le chien recommenait, comme si, ignorant le phŽnomne de l'Žcho, il s'Žtait rŽpondu ˆ lui-mme.

  Š C'est ce chien, avais-je dit. Le chien de l'ancien abattoir. Il aboie sans arrt. On dirait que le bruit vient du lac.

  J'y jetai un coup d'Ļil. L'eau Žtait grise. Elle ne reflŽtait rien. O nous Žtions, les parois empchaient de voir le ciel. Les premires gouttes, que j'aperus au mme moment, dessinaient des centaines de circonfŽrences ˆ la surface, des milliers de circonfŽrences, diluant le reflet des parois, faisant trembler la couronne jaune er renversŽe des arbres. Č

  Beau Rivage est un petit h™tel de montagne, comme il y en a des milliers, quelque part, pas trs loin de la frontire, au bord d'un lac. S'y retrouvent par hasard deux couples et un homme seul. Il s'appelle Serge (ou il dit s'appeler Serge).

  C'est le moment o l'ŽtŽ montagnard bascule dans l'automne.  Č

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Les bonnes feuilles sur le site de l'Žditeur

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ĒElle eut un geste pour dŽsigner la nuit  par la fentre, aussi dense que la sapinire qui entourait le lac, le rempart silencieux des montagnes . Je pensai : les noires forts du rveÉles sanglantes forts du rve.Č
Avec lÕaide de ZoŽ et de John, nous dŽjˆ glanŽ les quelques articles suivants (assez sympa !) , merci de nous en transmettre d'autres si vous en avez (ou leurs liens) :


Le Figaro LittŽraire, jeudi 16 septembre 2010.

FEMMES AU BORD DU GOUFFRE Dans Beau Rivage de Dominique BarbŽris, deux couples dans un h™tel en montagne. Un homme mystŽrieux perturbe leur repos.

Un h™tel perdu dans la montagne, juste ˆ la frontire d'une ville d'eau. Un huis clos o deux couples se rencontrent. D'un c™tŽ, la narratrice dŽsĻuvrŽe, mŽlancolique, Žpouse de Franck qui finit une thse, de l'autre, ƒric et Christine, une trs belle danseuse blessŽe dont les caprices et l'ŽlŽgance ne rŽussissent pas ˆ masquer le dŽsespoir. DŽbarque Serge, souple, ironique, interlope, ex-diplomate, agent secret ou trafiquant recherchŽ? Perturbateur du sommeil conjugal, il attise Ētoutes sortes de choses bržlantes et grises Č qui couvent au fond du cĻur. Ce dŽcor solitaire nous ferait presque penser ˆ Hitchcock ou Agatha Christie, n'Žtait l'univers trs singulier de Dominique BarbŽris qui n'effleure le thriller que pour rŽvŽler. les destinŽes stagnantes, l'incomplŽtude des vies.

Beau Rivage est avant tout la peinture d'une ambiance crŽŽe par Ēles grands sapins noirs du rveČ, les aboiements d'un chien dans une grange louche, Ēle jaune soleil du soirČ, le ciel du jour d'un bleu stŽrile ou d'acier. Nous sommes sous le signe de l'automne d'Apollinaire. Le beau Serge a pris pour cible la narratrice qu'il tente de troubler au fil de longues promenades dans la montagne. Il n'en garde pas moins un Ļil sur Christine, la danseuse au bord du gouffre.

La frontire de la peau

L'univers de Dominique BarbŽris se dŽdouble dans un mirage de reflets. Les....
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par Patrick Grainville


Le Temps, samedi 18 septembre 2010.

UN FAUX AIR DÕAGATHA CHRISTIE  Dans ĒBeau RivageČ, Dominique BarbŽris capte le trouble des rŽgions de frontire, de lÕentre-saison et des h™tels hors du temps. AtmosphŽrique et envožtant.

Il existe des lieux que lÕon pourrait dire de bascule. Des saisons aussi. Et des tres qui semblent sortir dÕune Žternelle coulisse et qui sont capables dÕy aspirer celui ou celle qui les remarque.

Dominique BarbŽris dŽpeint, dans le mouvement lent du souvenir, ces zones de danger ou du moins de trouble. Avec une Žcriture qui ds les premiers mots imprime un rythme ˆ lÕimagination du lecteur, une couleur, un air frais de montagne, une crainte diffuse de drame imminent, la romancire capte le flou, le tremblŽ, lÕentre-deux, rŽgions dŽlicates o le quotidien vacille.

Il rgne un faux air dÕAgatha Christie dans lÕh™tel Beau Rivage qui donne le titre au roman. Parce quÕil se situe dans un temps arrtŽ, quÕil y rgne cette joyeusetŽ imposŽe des lieux de villŽgiature et quÕune serveuse Žtrange ˆ chignon stricte y officie. Les Dix Petits Ngres est lÕun des seuls livres qui tra”nent dans la bibliothque du salon de cette pension de montagne perchŽe tout prs dÕune frontire, on ne sait pas Ālaquelle. Peu importe, seuls comptent la sensation de prŽcipice que la frontire engendre, la force dÕaimant quÕelle imprime sur toute la rŽgion qui se retrouve comme sur un fil, en apnŽe. Et les trafics quÕelle induit, les gens pas nets, opaques quÕelle attire.

A lÕh™tel Beau Rivage sŽjourne un couple de trentenaires.....
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par Lisbeth Koutchoumoff


 

Un roman de Dominique BarbŽris
Ē Beau rivage Č

Un couple sŽjourne dans un petit h™tel de montagne, ˆ la fin de septembre. Alors que son compagnon termine sa thse, la narratrice observe les mouvements des clients et de la patronne, jusqu'au drame final. Aprs plusieurs livres dont Ē les Kangourous Č (portŽ au cinŽma par Anne Fontaine dans Ē Entre ses mains Č), Dominique BarbŽris invente ici un huis clos qui se resserre dans l'immensitŽ des paysages changeants. L'intrigue est simple, et le roman sŽduit par ses belles descriptions baignŽes d'une Ē douceur dŽsute et feutrŽe Č.
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par Camille Tenesson